Article rédigé par Catherine Bouton

Le 8 janvier 2026, Moussa investissait la scène de la Maroquinerie pour une date une nouvelle fois sold out, confirmant ce que l’on pressent depuis longtemps : l’artiste a su fédérer au fil des années une fanbase profondément engagée, fidèle et attentive à chaque évolution de son univers.

Difficile de ranger Moussa dans un genre défini. Sa musique navigue librement entre pop, électro, rap et rock, développant un style musical qui lui est propre. Ses morceaux oscillent entre titres dansants comme Cabrioli ou plus introspectifs à l’image de Vogue Merry, où la poésie s’invite dans une écriture sensible et incarnée. Sur scène, cette diversité prend une toute autre ampleur.

La soirée s’ouvre sur une première partie toute en douceur, portée par Mëa, une artiste émergente dont l’univers doux et feutré s’accorde parfaitement avec celui de Moussa. Une performance aérienne, accueillie avec bienveillance par un public déjà conquis, et une invitation claire à découvrir son travail au-delà de cette scène.

Mëa à la Maroquinerie (première partie)

Dès l’arrivée de Moussa et de ses musiciens, le concert révèle une autre facette de son répertoire. Entouré d’une équipe complète (bassiste, claviériste et batteur), les morceaux prennent une dimension nettement plus rock que leurs versions studio. Les arrangements gagnent en intensité et traduisent une véritable énergie collective. On pressent un travail de groupe soudé où chaque musicien participe pleinement à la narration sonore.

Le concert fut marqué par l’interprétation d’un nouveau titre encore inédit, joué pour la deuxième fois seulement sur scène. Plus brut, très punk dans son énergie, le morceau, pas encore disponible sur les plateformes, semble esquisser une nouvelle direction artistique, plus frontale, plus abrasive. Une ouverture prometteuse vers une possible nouvelle ère dans la composition de Moussa.

Silhouette of a performer holding a glass, surrounded by red stage lights and fog.

Mais ce qui frappe surtout, c’est la relation fluide entre Moussa et son public. Ses paroles sont très facilement reprises en chœur, on ressent que certaines chansons ont été écoutées en boucle par la majorité des spectateurs. La fanbase de Moussa se meut en communauté soudée, impliquée depuis des années, qui connaît intimement les textes et les porte avec lui. Cette fidélité donne au concert une dimension collective, où la frontière entre la scène et la salle s’efface.

La Maroquinerie, légèrement moins intimiste que certaines salles précédemment investies par l’artiste, n’enlève rien à l’intensité du moment. Au contraire, elle semble offrir à Moussa une nouvelle perspective. Vers la fin du concert, l’artiste s’est arrêté et a levé les yeux pendant un petit moment sur le public comme pour se rendre compte de l’ampleur et de la portée de son travail et de son parcours.

Avec ce concert, Moussa confirme qu’il est avant tout un artiste capable de transformer ses compositions en expériences vivantes et profondément humaines. Une performance qui marque durablement par sa justesse et son intensité.

À écouter :

Pour suivre les artistes et leurs actus :

Moussa : https://www.instagram.com/moussafennira/

Mëa : https://www.instagram.com/meamea.__/

Félix – Clavier : https://www.instagram.com/latelab_/

Valentin Provendier – Batterie : https://www.instagram.com/valentinprovendier/

Max Darmon – Basse : https://www.instagram.com/max.darm0n/

cathbtn's avatar
Posted by:cathbtn

Leave a comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.